Pour ce poème symphonique Dirk Brossé s'est inspiré de la vie tragique de Marianella Garcia Villas (1948-1983). Après avoir connu une enfance plutôt heureuse, la Salvadorienne décrocha les diplômes de philosophie, de sciences politiques et de droit. Puis elle devint membre du parti démocrate-chrétien qu'elle représenta d'ailleurs au parlement. Jugeant son parti trop à droite, elle le quitta pour se consacrer entièrement au Comité des Droits de l'Homme dont finalement elle occupa la présidence. Avocate des prisonniers politiques, elle devint très vite l'ennemie du régime militaire.

En 1981, son nom figurait sur la liste noire du régime, raison pour laquelle elle émigra au Mexique. Déguisée, elle retournait cependant régulièrement au Salvador, où elle fut assassinée par un commando anti-guérilla alors qu'elle était en train de mener une enquête sur l'emploi d'armes chimiques dans le pays. Marianella Garcia Villas est devenue un exemple suivi dans la lutte pour les droits de l'Homme en Amérique du Sud. D'ailleurs, Dirk Brossé conclut son poème symphonique par une coda exprimant l'espoir que le Continent, autant admiré que pleuré, puisse connaître un sort meilleur.